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Au-delà de l’effervescence des gradins de la coupe du monde FIFA 2026…le terrain qui compte vraiment

1 juin, 2026
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Dans quelques jours, le coup d’envoi de la Coupe du monde FIFA 2026 retentira sur notre sol canadien (les villes de Toronto et Vancouver en particulier) devant des millions de regards venus des quatre coins du globe. 

Le moment est saisissant et unique. La place Nathan Phillips à Toronto s’est parée aux couleurs de l’événement: hôtel de ville décoré, aménagement des mini aires de jeu de football, drapeaux flottants des équipes en compétition, gadgets de circonstance.

Pendant que le monde entier se tourne vers les stades, les conseils scolaires catholiques de langue française, eux, jouent leur propre match — sans projecteurs, mais avec autant d’enjeux.

Les nouvelles directives de mise en œuvre de la Loi 101 touchent nos conseils scolaires et méritent une attention soutenue. Discrètes dans leur forme, significatives dans leurs effets, elles réduisent significativement l’autonomie de gestion que nos conseils ont mis des années à bâtir. Ce n’est pas une raison de paniquer. C’est une raison de rester sur le terrain.

Rester sur le terrain, c’est veiller, demeurer attentif aux changements à venir dans le secteur de l’éducation.

Rester sur le terrain, c’est affirmer et défendre avec confiance, sans crainte, les droits acquis des conseils scolaires catholiques de langue française face aux réformes.

Rester sur le terrain, c’est accepter de vibrer au rythme des valeurs du soccer : engagement, solidarité, esprit d’équipe etc. 

En réalité, les grandes équipes qui soulèvent des trophées ne s’improvisent pas le jour J. Elles se construisent dans la discipline des entraînements, dans la résilience des défaites surmontées, dans la mémoire ardente des victoires conquises, dans la foi collective en un projet commun. Aucun but ne se marque seul.

Avec l’éducation catholique de langue française en Ontario, c’est pareil. Conseillères et conseillers scolaires, personnel  enseignant et administratif, parents, élèves — chacun doit jouer son rôle. Ensemble, nous jouons, en ce moment, le match le plus important : celui de l’avenir de nos enfants, formés dans la foi, en français, pour contribuer à une société plus juste.

La Coupe du monde passera. Notre mission, elle, ne connaît pas de temps additionnel.

Jouons notre match pour la préservation de notre identité maintenant. Pas demain! Avec discipline, engagement, solidarité et foi, bien au-delà de l’effervescence des gradins de la coupe du monde FIFA 2026.